Accéder au contenu principal

La claque par I.N.C.H et Hugo TSR (Voisin d'en haut)

J'aurais pu intégrer cette chronique au sein de la rubrique Dans Ton Casque. Mais étant donné la claque que m'a mise ce titre, et les nombreuses écoutes qu'elle totalise, je me suis dit qu'elle méritait bien une analyse en profondeur.

Voisin d'en haut est produit par I.N.C.H, un beatmaker (au CV plutôt qualitatif), que j'ai découvert en feat avec Al'tarba sur l'excellente compilation AMAL, et fait parti de l'album Nappage Nocturne, sorti en 2016, et dans lequel on trouve de nombreux autres bons titres (L'impasse, John Carpenter, Night Habits pour citer les trois qui m'ont le plus marqué).

Comme à son habitude, l'instrumentale est étudiée avec soin, et à la fois captivante, efficace et excitante. Les samples sont parfaitement choisies (avec une intro et une outro empruntant des dialogues au film Rosemary's baby de 1968), et servent parfaitement le propos de Hugo TSR.

Clique. Clique. Clique. Promis, aucun regret.
Hugo, justement, propose un texte d'une rare qualité. Après ma première écoute, il m'a fallu relancer le titre une, deux, trois fois, pour saisir toutes les subtilités de l'histoire. Car oui : ici, ce n'est pas un simple texte bien écrit et maîtrisé, mais bien un véritable storytelling que l'on suit, les oreilles grandes ouvertes pendant 4 pleines minutes. Et inutile de mentionner l’intelligence de cette chute finale...

Avec des paroles accrocheuses assurées par Hugo TSR dont le flow n'est plus à prouver, sur un beat de I.N.C.H dont le talent est déjà acquis, Voisin d'en haut est un titre qui va tourner en boucle. Jusqu'à ce que vous le connaissiez par cœur.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Marvel Epics, une tragédie en 3 actes ?

Cinq mois et trois numéros seulement après sa création lors de l'entrée dans l'ère Legacy, le magazine Marvel Epics s'arrête. Il laisse la place, dès janvier, à Infinity Wars. Et si le sommaire est plutôt réussi, un tel choix éditorial surprend et ne convint pas.

Au menu de ces trois volumes on retrouve donc les séries (All-New) Guardians of the Galaxy, Thanos et Groot. Comme pour tous les bimestriels qui ont bénéficié de la refonte du mois de juillet, on est face à un comic de bonne facture, même si le prix affiché à 6,90 euros peut faire grincer des dents. (All New) Guardians of The Galaxy Dès le premier numéro, la série se passe du All New, mais poursuit de manière cohérente l'aventure des gardiens. J'avoue avoir eu du mal à rentrer dedans (on y reviendra dans la dernière partie) même si, globalement, cette série s'avère être une bonne pioche.
On peut cependant regretter que les artistes changent constamment, ce qui entraîne une qualité graphique assez inég…

Les Nouvelles Aventures de Sabrina, ou comment je me suis ennuyé pendant 10h sans m’en rendre compte

Après avoir sévi dans une série des années 90 devenue culte, Sabrina revient. Et elle a bien changée. Adieu ambiance bonne enfant et décors colorés : Netflix a fait un choix radical entre séance d’exorcisme, meurtres et démons médiocres. Un programme alléchant qui ne sert pourtant que de façade.
Trop jeune pour avoir connu la série originale ? Ou simplement trop occupé pour avoir pris le temps de la découvrir ? Force est de constater que lorsque l’on débarque ainsi en terrain inconnu, s’étalent devant nous tout un univers alléchant et ses personnages.

C’est avec grand plaisir que je passe le premier épisode. Je jubile devant le second, j’enchaîne avec un troisième. Finalement, sans m’en rendre compte, j’avale en quelques jours les dix épisodes d’une heure qui constituent cette première saison. J’en ressors avec une impression de satisfaction. L’heure des sorcières ? Pourtant, je ne cesse de repenser à l’épisode final. Une désagréable impression d’en avoir vu plus pendant…

Pourquoi Kick-Ass des gueules ?

Plusieurs années après avoir atteint la célébrité grâce à un film devenu culte, Kick Ass, l'un des premiers "vrais" super-héros, revient. Mais qui aura les épaules pour endosser le costume ?

A cette question, qui constitue pourtant l'un des arguments de vente si l'on en croit la 4ème de couverture, il faut attendre bien peu longtemps pour obtenir la réponse. C'est bien dès la seconde page que la révélation intervient (si, comme moi, vous n'avez pas vu les planches de promotion). Le visage de notre nouveau protagoniste dévoilé, on enchaîne rapidement avec quelques flash-backs qui permettent de comprendre d'où elle tire ses motivations et ses aptitudes au combat.
Contrairement à bon nombre d'origin stories, Mark Millar ne tombe pas dans l'écueil qui consisterait à raconter en détails et en longueur ce qui amène l’héroïne à endosser le costume, et parvient à nous donner le juste nombre d'informations.

Renouvellement assuré ?

Un scénario écrit …