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Chronique : Freelance, Grover Lewis à Rolling Stone

J'ai découvert Grover Lewis grâce à la sortie récente d'un recueil regroupant nombre de ses articles, Le cinéma infiltré, chez Capricii. M'étant découvert une passion pour le bonhomme, j'ai décidé d'en apprendre un peu plus grâce à l'ouvrage de Philippe Garnier (si vous ne le connaissez pas, sachez que son nom est à retenir) Freelance, Grover Lewis à Rolling Stone.

Ce bouquin est une véritable mine d'or (et je pèse mes mots), rempli d’anecdotes, d'informations captivantes aussi bien sur Lewis, que sur le cinéma, Rolling Stone, le journalisme, voire même sur l'Amérique en général. Chacun pourra donc y trouver son compte. Mais devant la masse conséquente de matière, on pouvait avoir peur que le livre soit un peu fouilli. Et, malheureusement, c'est un peu le cas, la faute en particulier à un chapitrage un peu bordélique. L'auteur nous perd parfois, et on a l'impression que lui-même ne sait pas trop où il va.

Je ne saurais que trop vous conseiller de lire cet ouvrage en ayant à portée de main un carnet, histoire de prendre note des nombreuses informations que donne Philippe Garnier au fil des pages.
Il peut également être utile de vous munir d'un dictionnaire (si vous lisez sur une liseuse comme moi, celui-ci est déjà fourni, et c'est bien pratique), car certains morceaux d'articles, intraduisibles selon l'auteur, sont présentés directement en VO. Une idée qui pourra en déranger certains, mais qui prouve l'amour que porte Garnier aux textes de Grover Lewis.

Comble du bonheur, deux articles de ce dernier, parus à l'époque dans Rolling Stone, sont présents en intégralité. Beyond the fuck-up line, (avec Robert Mitchum), dans une traduction un peu meilleure que celle proposée dans le cinéma infiltré, ainsi que l'un des meilleurs papiers de l'auteur : Splendor in the short grass.
Splendeur dans l'herbe rase en français, est ici à la fois présent en Version Originale, et dans une version traduite par Garnier lui-même ( quand on sait qu'il a traduit Bukowski, on ne peut qu'approuver toutes ses traductions ).

En plus d'être une source quasiment impérissable d'informations sur le journalisme de cinéma, rien que pour ces deux textes, l'achat du livre est indispensable. Prenez votre temps, prenez des notes, mais lisez-le !

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Il a écrit et publié trois livres (dans lesquels on retrouve aussi bon nombre de ses dessins, sa seconde passion) : Show Your Work!, Newspaper Blackout et Steal Like an Artist (aussi disponible sous la forme d'un journal).



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