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Review - Iron Fist tome 1 : Rage

Je suis un personnage datant des années 70, âge d'or des films de kung-fu, mon nom de famille est Rand, j'ai été pour la première fois introduit dans l'univers des comics lors du numéro 15 de Marvel Premiere, sous la plume et le crayon de Roy Thomas et Gil Kane, je suis ? Je suis ? Iron Fist !

Après être passé entre les mains de nombreuses équipes créatives depuis sa première apparition en 1974, Iron Fist ( alias Danny Rand ), est aujourd'hui entre celles de Kaare Andrews, à la fois scénariste, dessinateur et coloriste. Bien que certaines séries gérées de A à Z par la même personne soit parfois de très bonne qualité (B.R.P.D de Mike Mignola par exemple), vous allez voir qu'ici cela ne se fait pas sans quelques compromis, en particulier au niveau du dessin.

Ce premier tome d'Iron Fist version All-New Marvel Now, sobrement intitulé Rage, regroupe les épisodes 1 à 6 de la série Iron Fist : The Living Weapon (ou en bon français : l'arme vivante), datant, pour la version originale, de 2014.
Ici, on repart de zéro. Idéal donc pour découvrir (ce qui est mon cas) le personnage.


La première chose qui frappe lorsque l'on commence à lire ce premier tome, c'est la rapidité avec laquelle démarre le récit. Dès les premiers pages, nous voilà plongé dans le passé de Danny Rand. Autant vous prévenir, le nombre de flash-backs contenu dans ce série ferait pâlir de jalousie bon nombre d'auteurs. En effet, du début à la fin, on ne cesse d'être ballotté entre passé et présent, et pas toujours de manière très judicieuse, même si les flash-backs étant pour la plupart assez courts, il est rare que l'on perde le fil du récit. La narration à la première personne (somme toute assez peu utilisée chez Marvel Comics) est omniprésente dans ce premier tome, utilisée de manière plutôt intelligente, et rend la lecture agréable.

Le personnage d'Iron Fist, pour qui le découvre, a le mérite d'encourager à la lecture, tant il est captivant. Si je voulais être radical, je dirais qu'il est aux antipodes des héros de comics habituels. Froid, distant, seul, violent, il ne fait pas être proche de Danny Rand.
Je n'ai jamais lu d'autres histoires de "Poing de fer" (vachement moins classe en français, n'est ce pas ?), je ne pourrais donc pas dire si le personnage est fidèle ou s'il tranche avec ce qui a été précédemment écrit. Mais pour un néophyte du personnage comme moi, Kaare Andrews fait bien son travail. Il développe bien son protagoniste, ses différente facettes, et les flash-backs permettent de mieux comprendre pourquoi il est devenu si solitaire et violent.
Malheureusement on a l'impression que seul Iron Fist bénéficie de ce traitement de faveur : deux des protagonistes qu'il rencontre et qui sont importants au récit sont bien moins développés. Et c'est dommage, car ils paraissent intéressants eux aussi. Sans doute l'auteur doit-il faire des compromis, en tentant d'introduire trop de personnages de premier plan en si peu de temps...
Qui dit kung-fu dit bbassssstttoooonnn, et vous n'allez pas être déçu : l'action est omniprésente. Bagarre contre des ninjas, bagarre contre une araignée tueuse avec un corps d’humaine (coucou Saga) bagarre contre des mort-vivants, bagarre contre des ninjas robots mort-vivants (non, ce n'est pas une blague), croyez-moi, vous en aurez pour votre argent.
Dit comme ça, l'univers peut paraître sacrément barré et .... c'est le cas. Si le récit repose sur des bases "classiques" (le héros récupéré après un drame par un maître du kung-fu qui part l’entraîner dans une cité antique perdue dans les montagnes), et qu'il s'ancre dans une réalité plausible aujourd'hui, beaucoup d'éléments fantastiques sont ajoutés. Malgré tout, le scénariste parvient à maintenir un semblant de cohérence, et pour les fans de gros monstres, c'est du pur bonheur.
Il est temps maintenant de s'attaquer à ce qui fâche : les dessins. La première chose qui m'a marqué c'est le découpage. On a l'impression de voir du David Aja ( qui avait d'ailleurs œuvré sur Immortal Iron Fist ), certes, en un peu moins intelligent. Mais malgré tout, le découpage est dynamique et rend particulièrement bien pour les scènes d'action. Même si la partie graphique est loin d'être moche, certaines pages ne sont pas agréables à l’œil, et on sent que Andrews manque parfois d'un peu de temps. Ce qui fait que l'on se retrouve avec des planches manquant cruellement de détails. Le tout reste cependant parfaitement lisible. La palette de couleur utilisé par le coloriste ( qui je vous le rappelle est aussi le dessinateur et le scénariste ), est adaptée à l'univers sombre du titre. Bien que l'on se demande parfois si le dessinateur n'a pas fait exprès de rendre certaines de ses planches illisibles en utilisant des couleurs criardes, qui du coup tranchent complètement avec le propos du récit, et rendent les pages carrément agressives pour la rétine.

Fan de Bruce Lee, ou tout simplement lecteur désireux de lire un récit tranchant singulièrement avec le ton de la majorité des autres publications Marvel, jetez-vous sur ce premier tome d'Iron Fist. Oui, le planches sont parfois loin d'être belles, oui le scénariste s'empêtre parfois un peu dans la trop vaste galerie des personnages, mais quant même ... Le personnage est intéressant, c'est dynamique, le découpage est franchement cool, l'univers est barré certes, mais bien écrit et le récit comporte quelques cliffangers bien sentis.
Donc oui, le titre a ses défauts, mais malgré tout rien ne sert de bouder ce moment de lecture somme toute très agréable !

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Avec une rapide recherche Google, ou si l'on se rend sur son site, on apprend qu'il est né en 1983 (ce qui lui fait 34 ans à ce jour), et qu'il vit aujourd'hui à Austin (Texas).


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